Hydrocarbures

 

Un baril de pétrole, de nombreux usages. Une fois le pétrole extrait, celui-ci est raffiné, un processus qui permet d’obtenir différents produits pétroliers. Si le plus connu est probablement l’essence que nous utilisons pour nos voitures, le pétrole se retrouve dans une foule de produits essentiels à notre quotidien. En 2019, année ayant précédé la pandémie mondiale de coronavirus, la production mondiale de pétrole totalisait 95 millions de barils par jour. Une fois raffiné, un baril contient 170 litres de pétrole.

À QUOI SERT LE PÉTROLE ? 

Voici les principaux produits issus de l’extraction pétrolière, selon l’Agence américaine de l’énergie. Pour chaque baril, presque la moitié sert à produire de l’essence. 

  • Essence : 43 % 

  • Diesel et mazout : 30 % 

  • Carburant d’aviation (kérosène) : 6 % 

  • Asphalte : 2 % 

  • Naphta : 1 % 

  • Autres produits issus de la pétrochimie : 1 % 

  • Lubrifiants : 1 % 

  • Autres* : 16 % 

*Incluant coke de pétrole, gaz de distillation et autres produits pétroliers 

 

Le plastique, le plus populaire des « produits dérivés » 

C’est probablement le produit issu du pétrole le plus populaire. Le plastique est fabriqué à partir du naphta, obtenu grâce au processus de raffinage du pétrole. La production annuelle de plastique à l’échelle mondiale a littéralement explosé depuis 1950, passant de 2,3 millions à plus de 400 millions de tonnes en 2020. Sur les 9,2 milliards de tonnes de plastique produites depuis 1950, la moitié a été fabriquée à partir de l’an 2000. Selon l’ONU, le commerce mondial des plastiques est évalué à 1000 milliards de dollars US par année. Moins de 10 % de tout ce plastique a été recyclé. « Il n’y a pas grand-chose dans lequel on ne retrouve pas de plastique, reconnaît Éric Pineault, professeur de sociologie et membre de la chaire de recherche sur la transition écologique à l’UQAM. Il faudra réduire notre consommation pour atteindre les objectifs [climatiques], mais on continue de vouloir faire croire que tout va changer sans que rien ne change. » Que doit-on faire alors ? « On sait que c’est un changement de paradigme, mais en même temps ce n’est pas évident pour les gouvernements de dire qu’on va prendre des décisions qui vont changer la vie des gens. C’est pour ça que ça prend un plan de transition, pas juste des objectifs. » 

À QUOI SERT TOUT CE PLASTIQUE ? 

  • Emballages : 36 % 

  • Bâtiments et travaux publics : 16 % 

  • Textiles : 14 % 

  • Biens de consommation divers : 10 % 

  • Transport : 7 % 

  • Appareils électriques et électroniques : 4 % 

  • Autres : 13 % 

Du pétrole dans nos vêtements

On retrouve aussi du pétrole dans nos vêtements. Le polyester est l’un des produits dérivés du pétrole. C’est la fibre synthétique la plus utilisée dans le monde (70 %) dans la fabrication de différents vêtements. On estime généralement qu’il faut 1,5 kg de pétrole pour produire 1 kg de polyester. Sa production est responsable d’émissions annuelles de CO2 équivalentes à celles de 149 millions de voitures. 

10 EXEMPLES DE PRODUITS FABRIQUÉS AVEC DU PÉTROLE

  • Cônes de signalisation, les fameux cônes orange

  • Rues et routes, faites en asphalte

  • Rouge à lèvres

  • Cartes bancaires

  • Pneus de voitures et de vélos

  • Téléphones cellulaires

  • Souliers et bottes

  • Sacs à perfusion utilisés dans les hôpitaux

  • Manteaux d’hiver

  • Brosses à dents

OPPORTUNITÉS NOUVELLES À SAISIR

La République du Congo

Le secteur pétrolier au Congo-Brazzaville

L'économie congolaise repose largement sur l'exploitation de ses ressources naturelles, notamment le pétrole qui représente 90% de ses exportations et 50% de ses revenus. Avec une production de 339 000 b/j en 2019, le Congo, est le troisième producteur de pétrole en Afrique subsaharienne, derrière le Nigeria et l'Angola. Il est membre de l’OPEP. 

Atouts et potentialités

Le Congo dispose de réserves importantes en pétrole brut, mais plus modestes en gaz. Au rythme actuel de production, un tel potentiel permettrait au moins 20 ans d'exploitation et d'activités annexes. Le Congo est aussi relativement compétitif en termes de coûts d'exploration et d'exploitation, qui pourront encore s'améliorer avec les efforts de réforme de la filière et les importants investissements en rationalisation des capacités et des méthodes de production. A cela s’ajoute des perspectives encourageantes pour de futures découvertes compte tenu de l'ampleur des investissements d'exploration et les conditions naturelles favorables du pays. 

Production pétrolière en 2015 : 241 000 barils/jour ; prévisions 2016 : 284 931 barils/jour
Réserves de gaz : 130 milliards de m3
Réserves totales Pétrole (toutes catégories)= 8,25 milliards de barils
Réserves récupérés fin 2010= 2,225 milliards de barils
Réserves restantes 2010(toutes catégories)=6 milliards

Opportunités d’investissements

De nombreuses opportunités d’investissement peuvent être recensées :

  • Acquisition des permis de recherche et d’exploitation dans les zones libres du bassin côtier et du bassin intérieur de la Cuvette;

  • Prise de participation dans les permis de recherche et d’exploitation déjà attribués ;

  • Extension des activités de l’usine de raffinage CORAF qui n’arrive qu’à tourner à 70% de sa capacité pour satisfaire 70% de la demande nationale;

  • Construction d’un complexe ammoniac/urée ;

  • Fabrication de méthanol ;

  • Production de bitume routier ;

  • Fabrication des matières synthétiques ;

  • Production de l’oxygène ;

  • Installation de l’usine de propane ;

  • Transport et stockage massifs de produits pétroliers, pour dépasser le faible stock de sécurité actuel (moins de 30 jours sur Brazzaville et Pointe noire) ;

  • Conditionnement, transport et commercialisation du gaz ;

  • Production et commercialisation des lubrifiants et autres produits pétrochimiques ;

  • Construction des stations-services le long des routes et autoroutes ;

  • Construction des entrepôts de stockage des produits pétroliers dans tous les aéroports et ports et des centres emplisseurs à l’intérieur du pays.

Image de David Thielen

La République Algérienne Démocratique et  Populaire

L’Algérie est devenue membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en 1969, peu de temps après le début de la production de pétrole. Le pays est aujourd’hui fortement tributaire de son secteur des hydrocarbures qui représente selon le Fonds monétaire international près de 70 % des recettes et subventions du budget et environ 97 % des recettes à l’exportation.

La Sonatrach domine le secteur des hydrocarbures du pays dont elle assure plus de 70 % de toute la production.

Selon la Sonatrach, environ 66 % du territoire algérien demeurent en effet inexplorés ou largement sous-explorés. Le potentiel ne s’arrête pas là ; reste encore la possibilité d’accroître la production de champs dans les zones déjà exploitées, en particulier les bassins d’Hassi Messaoud, d’Illizi et de Berkine. D’après la Sonatrach, la province d’Hassi Messaoud-Dahar contient quelque 71 % des réserves pétrolières du pays tous types confondus : prouvées, probables et possibles. Tandis que le bassin d’Illizi, la deuxième plus grande zone, contiendrait environ 15 % de ces réserves. Les bassins d’Illizi et de Berkine ont été le théâtre de nombreuses découvertes depuis les années 1990 et ils détiennent toujours un potentiel important non exploité.

L’Algérie utilise sept terminaux côtiers d’exportation de pétrole brut, de produits raffinés, de gaz de pétrole liquéfié (GPL) et de gaz naturel liquéfié (GNL). Ces installations sont situées à Arzew, Skikda, Alger, Annaba, Oran, Béjaïa et Skhira en Tunisie. Le réseau national de pipelines facilite le transfert du pétrole à partir des champs de production intérieurs vers les infrastructures côtières. Les conduites les plus importantes sont celles qui transportent du pétrole brut du champ d’Hassi Messaoud en direction des raffineries et des terminaux transcontinentaux.

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